L'histoire de la danse



La Danse est une suite de mouvements du corps exécutés en rythme, selon une certaine ordonnance et généralement accompagnés d'une musique.

Les danses se fondent soit sur un ensemble défini de mouvements dénués de signification en eux-mêmes, comme souvent dans le ballet ou les danses folkloriques européennes, soit sur une gestuelle symbolique, sorte de mime ou de pantomime, comme dans la plupart des danses asiatiques.

Chaque peuple danse pour des motifs distincts et de façon différente, très révélatrice de leur mode de vie.

Danse et culture La danse peut être un art, un rituel ou un divertissement. Sa fonction diffère totalement du rôle utilitaire qui est celui des gestes exécutés dans le cadre d'une activité professionnelle ou sportive : elle exprime des idées et des émotions ou raconte une histoire.

La danse et le corps Le corps peut réaliser toutes sortes d'actions comme tourner, se courber, s'étirer, ou sauter. En les combinant selon des dynamiques variées, on peut inventer une infinité de mouvements différents.

Noureev Rudolph

Dans ces immenses possibilités du corps, chaque culture a choisi de privilégier certains aspects qui caractérisent son propre style de danse.

Un entraînement prolongé et spécifique permet de développer considérablement les capacités physiques. Dans le ballet classique, par exemple, les danseurs travaillent à augmenter leur ouverture de hanches et à lever haut les jambes.

En Inde, ils apprennent à contrôler les mouvements des yeux et des sourcils.

Des accessoires accroissent aussi les possibilités physiques : chaussons de pointe, échasses, ou harnais pour s'élever au-dessus du sol.


La danse repose sur plusieurs éléments fondamentaux :

(1) l'espace : dessins tracés sur le sol par les déplacements du corps et dans l'espace par les mouvements des membres, formes du corps en mouvement ;
(2) le temps : tempo, variations rythmiques, durées de la danse, façon d'occuper le temps, soit lente et continue, soit en alternant pauses et accélérations rapides ;
(3) le poids du corps : jeux divers avec la gravité par des mouvements aériens et gracieux, des oppositions de force ou, au contraire, en lui cédant dans des attitudes lourdes et alanguies ;
(4) l'énergie : contenue, utilisée en de grands élans ou en un flux libre et continu selon les degrés de tension du corps.



Les aspects psychiques Les effets de la danse dépassent le simple plaisir corporel. Elle permet de transmettre des idées, des émotions. Elle donne un sentiment d'unité à un groupe animé par les mêmes mouvements et un rythme commun.

Dans certaines sociétés, elle aboutit souvent à un état de transe. Celle-ci ou d'autres formes d'altération de la conscience peuvent être interprétées comme un signe de possession par des esprits, ou constituer un moyen de décharge émotionnelle.

La thérapie par la danse est une technique moderne qui aide les patients dans leur expression et leurs relations avec autrui.

Sylvie Guilhem

Les types de danses : Il existe deux grands types de danses, selon qu'elles sont ou non destinées à être représentées devant un public.

Les premières, les danses de participation, comprennent celles qui accompagnent certains travaux ou cérémonies religieuses, ainsi que les divertissements comme les danses folkloriques et les danses de société.

Elles ont souvent une forme simple, aux pas répétitifs, faciles à apprendre, de sorte que tous les membres de la communauté puissent y prendre part.

Les danses destinées à être représentées devant un public sont exécutées dans le cadre de cours royales, de temples ou dans des lieux de spectacle.

Les danseurs sont en général des professionnels et leur discipline est considérée comme un art. Les mouvements présentent alors une certaine difficulté et nécessitent un entraînement particulier.


La danse et la société Les effets physiques et psychiques de la danse lui ont fait attribuer des fonctions très diverses : culte ou magie, moyen d'honorer les ancêtres ou de s'attirer la faveur des dieux.

Les danses interviennent aussi dans les rites de passage ou les cérémonies pratiquées lorsqu'un individu change d'âge ou de fonction. On célèbre ainsi par des danses une naissance, une initiation, une remise de diplôme, l'accession à un poste politique, voire un décès.

D'autres jouent un rôle dans les rapports amoureux. Dans certaines sociétés, elles constituent l'unique moment permettant aux jeunes gens de sexes opposés de se rencontrer. Dans le monde contemporain, elles continuent à leur fournir des occasions de rencontre non négligeables.

D'autre part, certains travaux peuvent emprunter la forme d'un ballet. Ainsi, les mouvements exécutés en rythme dans les danses pratiquées au Japon lors du repiquage du riz voient leur rapidité et leur efficacité améliorées.

Dans certaines cultures, enfin, la danse est une forme d'art. Ainsi l'Occident a adapté certaines danses, d'origine religieuse ou issues d'anciens divertissements royaux, pour les scènes de théâtre.

Square dance

Naissance de la danse : Il est impossible de préciser à quelle époque l'être humain a commencé à danser!; mais compte tenu du caractère spontané du mouvement expressif, de l'universalité de la danse et de ses liens intimes avec les autres aspects de toute culture, il est probable que son développement ai suivi l'évolution de l'espèce humaine.
Des peintures rupestres datant de plus de 20 000 ans dépeignent des personnages revêtus de dépouilles animales et qui semblent danser, probablement à l'occasion de rites de fertilité ou peut-être simplement dans un but d'éducation ou pour le plaisir.

Chez les aborigènes d'Australie et les Khoi-san d'Afrique, par exemple, des danses acrobatiques et proches de la pantomime, sont données en spectacle dans un but d'éducation et d'agrément.

Des documents écrits et picturaux nous sont parvenus, démontrant que les civilisations antiques du pourtour méditerranéen et du Moyen-Orient pratiquaient l'art de la danse.

Les sépultures égyptiennes sont ornées de personnages manifestement en train de danser ou dans des postures acrobatiques ; il s'agit probablement d'esclaves, que l'on affectait à ces fonctions artistiques.

La danse jouait un rôle essentiel au cours des fêtes religieuses liées à l'agriculture, comme les rituels représentant le cycle de la mort et de la renaissance du dieu Osiris (symboles des cycles saisonniers du Nil).

Les Grecs admiraient la danse et l'ont associée aux diverses activités liées à leurs arts, leur religion et leur philosophie.

La pyrrhique, danse martiale, faisait partie de l'entraînement des soldats. La présence de la danse dans le théâtre grec provient sans doute des danses à caractère religieux, en particulier celles en l'honneur de Dionysos, le dieu du vin.

Quant aux Romains, ils ont développé l'art du mime. Des artistes itinérants le pratiquaient, ainsi que le jonglage, l'acrobatie et la danse, mais celle-ci, considérée par certains comme immorale, finit par dégénérer.

Dans l'Europe médiévale Au Moyen Âge, la société européenne était dominée par l'Église chrétienne, qui désapprouvait la danse. Le peuple continua tout de même à danser lors des fêtes diverses.

Aujourd'hui, des variantes des danses paysannes médiévales survivent dans le folklore. Certaines d'entre elles, adoptées par l'aristocratie, ont évolué en danses de cour avant de donner naissance au ballet.

La danse classique et la danse moderne Le ballet est né dans les cours de la Renaissance, avant de devenir, à la fin du XVIIe siècle, une discipline essentiellement professionnelle.

Les danses folkloriques : Les danses folkloriques font appel à la participation des membres d'une communauté ; elles ont, en général, un caractère traditionnel.

Les danses folkloriques sont habituellement collectives et se transmettent de génération en génération. Aujourd'hui, des danses folkloriques, sont souvent adaptées pour être présentées en spectacles.

Les danses de société : Ces danses récréatives sont surtout répandues dans les sociétés industrialisées. Lorsqu'elles font partie des danses de participation, elles sont relativement faciles à apprendre.

Créées par une culture populaire et non par un chorégraphe, elles demeurent proches des danses folkloriques. Elles s'en différencient, en revanche, par leur caractère éphémère et par le fait que nombre d'entre elles se dansent en couple.

La valse et la polka par exemple, d'origine paysanne, devinrent comme d'autres des danses de salon. Aux États-Unis, les apports des populations immigrées de diverses origines donnèrent naissance, en se conjuguant, à de nouvelles formes de danses populaires, comme la square dance et les claquettes.

Des danses de bal inédites, popularisées par les danseurs américains Irene et Vernon Castle à la veille de la Première Guerre mondiale, déferlèrent à travers l'Amérique et l'Europe.

Le fox-trot, et des rythmes latino-américains comme le tango, la rumba et le cha-cha-cha connurent une grande popularité. Les mouvements et rythmes syncopés des danses afro-américaines firent aussi leur entrée dans les bals populaires, avec, autour de 1900, le cakewalk puis le charleston dans les années 1920.

Samba
Dans les années 1950, le rock and roll, issu du be-bop, conquit la première place. À partir des années 1960 et à la suite du twist, de nouvelles danses caractérisées par une absence de contact entre partenaires apparurent.

Le milieu des années 1980 vit naître parmi les jeunes des quartiers populaires la break-dance. Ce style extrêmement acrobatique, pratiqué en solo au sein d'un groupe, se danse au son du hip-hop, musique électronique à la lourde cadence.

Les comédies musicales L'invention au XXe siècle de nouvelles danses de salon ainsi que l'évolution du ballet et de la danse moderne stimulèrent le développement des comédies musicales, sur scène comme au cinéma. À Hollywood, le chorégraphe américain Busby Berkeley créa des numéros de danse de groupe très élaborés, tandis que les danseurs Fred Astaire et Ginger Rogers mariaient danses de salon et claquettes.

Comédie musicale

Les danses traditionnelles d'Asie En Asie, art dramatique, musique et danse demeurent étroitement liés.

Les danses asiatiques s'appuient généralement sur une gestuelle symbolique ; elles utilisent également des masques, des maquillages sophistiqués et des costumes somptueux, pour relater des histoires souvent fondées sur des événements historiques, des mythes ou des légendes.

Le Japon est riche en danses folkloriques, souvent de caractère religieux. Il existe dans ce pays deux genres majeurs de théâtre dansé, le Nomacr; et le kabuki.

Le No, né il y a environ six cents ans, est un opéra-ballet au rythme très lent, profondément empreint de significations symboliques.

Le kabuki, apparu au XVIIe siècle, est plus populaire. Voir aussi Japonaise, musique!; Japonais, théâtre.

En Chine, l'opéra de Pékin est le genre de théâtre dansé le plus célèbre. Issu, au milieu du XIXe siècle, de formes plus anciennes d'opéra chinois, il se caractérise par des acrobaties spectaculaires qui font partie intégrante de l'action théâtrale.

Dans les années 1950, le gouvernement commença à promouvoir des spectacles inspirés du ballet européen et mettant en scène des thèmes relatifs à la situation politique et sociale de la Chine contemporaine.

Les danses d'Afrique subsaharienne sont généralement le fait de communautés. Les danseurs, possédés par des esprits ou les imitant, portent des masques. Ces danses sont aussi fréquemment liées à des rites de passage.

Des formes urbaines modernes, conjuguant des influences africaines, européennes et américaines, sont apparues au XXe siècle.

Bâli

L'avenir de la danse notation chorégraphique. À l'avenir, le monde moderne intégrera de façon croissante des éléments de danses originaires de divers pays, et de nouvelles formes, au style international, en naîtront probablement.


Références
Encyclopédie Microsoft(R) Encarta(R).
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