Suzette Baboulène Hasman   

J'écris avec mon coeur
Ma main lui est fidèle
Délices profanes, amères saveurs
Impudique, mon âme se révèle
avec mon coeur
Mais les mots qui la délivrent
Sont trop faibles parfois
Pour illustrer le livre
Où larmes, rires, cœur aux abois
Impriment de leur sel, de leur sang, chaque feuille
Chaque page d'amour que la vie, sans pudeur, effeuille
J'écris avec mon cœur

suzette

avec mon coeur

suzette

L'auteur

Ses poèmes (extraits)

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Ce n'est pas facile de rendre le monde plus beau. Cependant, il existe des êtres comme Suzette qui y parviennent fort bien en exprimant la vie en poésie.

poem.gif (493 octets)Originaire de Montcuq dans le Lot, et de retour au pays après une vie professionnelle accomplie dans la capitale, Suzette nous propose une poésie qui raisonne et rime toute en harmonie, des vers sans prétention mais écrits avec le coeur ; un coeur "gros comme ça".

Vous pouvez vous procurer ces recueils de poésie en écrivant directement à l'auteur : Suzette Baboulène Hasman 46800 MONTCUQ 

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Ma terre, mes causses

Faite de cailloux, de pierres d'amour
Brûlante de soleil, mondée de clarté,
Embaumée de lilas, lavandes et genêts,
C'est Ma terre, aride et riche tour à tour.

Blanche terre des Causses aux roches ancestrales,
Avec tes cœurs de pierre en chœurs de cathédrales,
Tu caches tes rivières en des gouffres profonds,
Et tes gorges ravinées ont le ciel pour plafond.

Tandis que tes plateaux où pousse une herbe rare
Avec ses murets de pierres, paradis des lézards,
Ses champs arides où paissent brebis et blancs moutons,
Vont, dans leur immensité, rejoindre l'horizon.

Nul coucher de soleil ne peut être plus beau
Que celui qui, sublime, embrase les plateaux
L'astre va disparaître, partant pour d'autres cieux,
Lentement, souverain, il déploie sa corolle de feu.

La ligne de la terre semble couper le ciel
Peu à peu l'éclat d'or, en douces couleurs de miel,
Perd sa lumière dans l'ombre montante de la nuit,
Maîtresse des ténèbres, clair obscur du jour qui fuit

L'irréel de l'instant, dans une angoisse naissante,
Offre le spectacle envoûtant d'images menaçantes
De carcasses noueuses de quelque chêne décharné,
Ombres chinoises, noires impressions dans un monde embrumé.

Et dans le bleu profond d'un mystérieux ciel de nuit
Scintillent par milliers les étoiles de notre galaxie.
Que sommes-nous, humains, enfants de soleil et de lune ?
Où s'envolent nos cœurs vers quels rêves, vers quelles fortunes ?

Sage, reste fidèle à ta terre
Faîte d'amour et de vieilles pierres.

 

Cabane secrète

Au fond d'un bois touffu
Au milieu de verts feuillages
Tout en planches vermoulues
Victimes des attaques de l'âge
Se cache une cabane, nid discret
Refuge des aragnes sauvages
Dont les savantes toiles éthérées
Semblent vouloir garder en gage,
Captives d'un émouvant passé
Des âmes enchaînées aux souvenirs
De passions folles, d'amours blessées
Et qui ne peuvent pas mourir.

Pousser la vieille porte aux ferrures rouillées
Pénétrer en intrus dans cet antre sacré
Serait blesser le temps et laisser s'échapper
Ce charme ensorceleur porteur de vrais secrets
Qui enchante les cœurs et permet aux âmes de rêver.

 

Papa

Qui es-tu mon papa ?
C'est moi quand je serai grand ?
Comme toi j'aurai de grands bras
Pour y garder mon petit enfant ?

Dis, papa
Pourquoi tes yeux sont si brillants ?
Oh ! on dirait une grosse larme
La goutte qui coule lentement
Mais un papa c'est fort, ça a des armes
Et ça ne pleure pas comme un enfant.

Oh ! mon papa
Quand moi aussi je serai grand
Comme toi j'ouvrirai mes bras
Pour y blottir mon petit enfant
Je suis heureux de n'être pas encore grand !

 

Ta vieille Maman

Allez, fais un effort, bonhomme
Embrasse-la, ta vieille maman
Depuis que tu te crois un homme
Tu as perdu tes manières d'enfant.
As-tu oublié ou veux-tu le taire,
Le sublime de vos doux abandons ?
Aujourd'hui, fier, tu dis : ma mère
Tandis qu'alors lové comme un chaton
Tu murmurais : maman, ma maman à moi.
Allez, rengaine tes pudeurs, fais un effort,
Qu'elle entende ton cœur, ton âme dans ta voix
Que tes yeux d'homme-enfant, toute flamme dehors
Sachent, muets, lui dire : je t'aime, maman.
Va, embrasse la, ta vieille maman.

La Tour

Tous les chemins mènent à la Tour
Platanes et tilleuls conduisent à la "Dame"
Le cortège de nos cœurs en respectueux amour
Offre à sa majesté la fidélité de nos âmes

Tous les regards s'élèvent vers la Tour
Admirant sa beauté depuis des millénaires
Nul ne peut la quitter sans espoir de retour
Puisant le souffle de la vie entre ses vieilles pierres.

Tous les enfants d'ici vénèrent notre Tour
Dès l'enfance de l'âge jusqu'au seuil de mort
Le "petit Montcuquois" est plus fier chaque jour
De valoir un "Toulouse" aussi bien qu'un "Montfort".
                
(messieurs tes comtes)

Et quel beau chant célèbre notre Tour !
A son ombre, à son pied on confie peines et bonheurs.
Et conteurs médiévaux ou modernes troubadours
Chantent l'âme de notre Tour, notre Vie, notre Cœur.

Pèlerin, où que tu ailles, d'où que tu viennes
Notre Tour pointant sa fière silhouette vers les cieux
Saura guider tes pas, saura se faire tienne
Si, confiant, vers Elle tu sais lever les yeux.

 

 

coeurs.gif (2879 octets)

Bienvenue 2003

 

Moi, 2002, année dans la tourmente

A toi, 2003, je cède enfin la place

Je suis lasse

Trop de mes jours, souvent de glace

Ont vu périr de pauvres âmes innocentes

Trop de folie

Trop de tueries

Pourquoi ?

Trop de pleurs

Trop de malheurs

Pour qui ?

Quel esprit oserait demander

Une seule vie à sacrifier !

Que tu sois chrétien, Juif ou Musulman

Le même rouge meurtrira la terre de ton sang

Les voeux du monde entier ?

Une aube sous le soleil

Un crépuscule béni des dieux

Pour chaque jour l'ultime voeu

De voir les roses de ta corbeille,

Année nouvelle, enfant du temps,

Fleurir les coeurs et embaumer les ans.

Enfin pour toutes les âmes du monde entier

En pétales navrés, dans le ciel, inscrivez

Ces mots sacrés que nul n'a le droit d'ignorer

Tolérance, Amour, Paix.

3ème année de ce siècle,

Bienvenue

 

Fasse que chacun de tes matins

Dans la palette irisée de la nature

Soit l'aube de belles aventures

Gardées pour un heureux destin.

 

Au fil des ans, au fil du temps

Passent les ans.

 

 

 

Rosée d'amour

 

Sur un petit brin d'herbe 

Une fleur s'est penchée

Assoiffée mais superbe

Elle a bu sa goutte de rosée.

Tout humble, ce petit brin d'herbe

Avec sa goutte de rosée

A permis à la fleur superbe

De sublimer sa beauté.

Une goutte de rosée

Pour le cœur d'une fleur

Une coupe d'amitié

Mille gouttes de bonheur.

se perd la raison

Où se perd la raison,
Où se trouve l'esprit ?
Où se noie l'horizon
Se perd aussi la vie.
De vivre sans raison
On perd aussi l'esprit.

Extraits du recueil
de poèmes N°1

Mes racines - Mon âme
Ma révolte

Crépuscule

La vie à son crépuscule décline lentement
Laissant ainsi à notre cœur le temps
De vivre les regrets d'une vie qui s'achève
Sans avoir eu le temps de vivre tous les rêves.

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coeurs.gif (2879 octets)

A l'heure où

A l'heure où l'univers tremble de frénésie
A l'heure où de l'atome on chante la folie
A l'heure où toutes les distances sont abolies
A l'heure où l'espace même nous réunit
Le monde entier reste aveugle et sourd
Le cœur blindé, évitant le détour
D'un regard, l'écoute d'une plainte
Qui, à son égoïste quiétude, porterait atteinte.
Que faut-il faire, mon Dieu, pour secourir
Ces milliers d'êtres destinés à mourir
Sans avoir le bonheur de connaître jamais
Le plein d'un estomac, la douceur au palais
De cette nourriture dont nous sommes repus.
L'humanité, de la compassion, accepterait-elle le refus ?

Petit doigt

Non, je ne savais pas
Qu'était si lourd un petit doigt !
Le dicton populaire est bien vrai
Quand il figure dans l'abstrait.
Un petit doigt indifférent
Qui fuit un regard suppliant.
Qu'importe le mal des autres à un coeur froid
II ne lèvera même pas son petit doigt !

Le site du sidaction

Le samovar

Un samovar apporté de Pologne
De ce quartier maudit si cher au souvenir
Triste ghetto où sans nulle vergogne
On accordait aux juifs le seul droit de mourir.

En hâte et en larmes pour le maigre bagage,
D'un regard apeuré il avait bien fallu choisir
Et oser emporter dans ce douloureux voyage
Le plus précieux objet, témoin du souvenir.

Cela se passait à l'époque où encore
A l'est, le juif n'était que pourchassé,
Où des écoles il ne voyait que le dehors,
Proscrit des maternelles, interdit des facultés.

Fuir ce tombeau ouvert, fuir l'enlisement,
Chercher la liberté, aspirer à la vie,
Baiser le sol natal, ultime arrachement,
Marcher vers le soleil, mais quitter Varsovie.

Aux familles entières la France ouvrit ses bras
Sous son ciel accueillant chacun trouva sa place L'homme redevint homme et apprit qu'ici-bas
Une terre d'asile reconnaissait sa race.

Dans les rues de Paris les enfants s'égaillèrent
Devinrent des titis, des gamins de bazar
Sans jamais cependant oublier la prière
Qui rassemblait les cœurs autour du samovar.

Le chaud parfum du thé flattait les odorats
La couleur d'or léger du délicieux breuvage
Etait toujours la même, et rappelait ...
Là-bas Devenu désormais un très flou paysage.

Le bonheur du présent à tous fit oublier
Qu'en quelque lieu secret se préparait l'orage
Dans ce pays béni comment imaginer
L'horreur, la cruauté, la folie du carnage.

Je ferme les yeux et dans le brouillard de mes larmes
Un tableau se dessine, banal mais émouvant
Une pièce très simple, à l'indicible charme
Où l'on sent que l'amour est le prince régnant.

Chers oncle et tante on vous a arrachés
A cette digne vie d'amour et de travail
Maudits soient les bourreaux qui vous ont torturés
Et vous, si délicats, traités comme un bétail.

Mais au souvenir nul ne peut s'attaquer
Les pensées, dans le cœur, ont besoin de revivre.
De ce cher samovar s'écoulent les regrets
Et de la vie, doucement, il faut fermer le livre.

* * * * * * *

Doucement de la vie, les volets se referment
Ouverts sur le passé ils enclosent les jours
Pour un "demain" précaire et qui sera "toujours"
A l'heure où le cœur meurt dans les yeux qui se ferment.

s.i.d.a. meutrier (1985)

Ils meurent de l'amour
Ils meurent en silence
Le souffle de leur dernier jour,
Balayé par l'indifférence,
Dans un vent glacé de mépris,
De haine et surtout d'ignorance
Emporte le secret du prix de la vie.
L'amour a eu sa loi
L'âme nous impose la sienne
Pense, Ami, si le destin en fait le choix,
Que cette souffrance peut devenir tienne.
Pense, si tu as reçu en plein cœur le regard
Que l'espoir d'au-delà emplissait de courage,
D'un être plein d'amour qui te disait ... trop tard
Pense que la main que lui offre ton cœur
Se tend pour qu'à l'avenir puisse la science
Conjurer la mort qui brûle les heures
Et calmer le feu de nos consciences.
Nulle raison ne donne le droit de juger.
La maladie est malheur et fatalité n'est pas vice.

Tous les coeurs ont le droit d'aimer
Sans pour cela payer jusqu'au supplice
Ami, tu payeras le tribut de l'amitié
Profondément, totalement, sans faiblesse.
La recherche est coûteuse - Participe avec humilité
Et ainsi ton argent acquerra ses lettres de noblesse.

Sida Net

Qui n'a pas souffert d'aimer
Ne connait ni passion, ni jalousie
Ni la douceur amère de pleuer
Ni de regret s'il perd la vie.

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Les senteurs du passé

Des senteurs du passé
Je sens les délicats arômes.
Le vieux bouquet fané
Lié d'un brin de chaume,
En perdant son éclat
A oublié les heures et adouci le temps.
Plus d'épines aux roses incarnat,
Au bout des doigts plus de gouttes de sang
Plus de parfum tenace et envoûtant
Seules les suaves caresses d'une brise d'antan
Effleurent en mon âme de tendres souvenirs
Sommeillant en un rêve qui ne veut pas finir
Des senteurs du passé
Qu'ils sont doux les délicats arômes
S'évadant d'un bouquet
Lié d'un brin de chaume.


J'écris avec mon coeur    

7 recueils de poésie de Suzette Baboulène Hasman
Mes racines - Mon âme - Ma révolte
Regards
Autrefois - Aujourd'hui - Demain
L'Amour en pages
Depuis le cœur jusqu'à l'âme
Amours - Tendresses - Amours
Courent les chemins - S'envolent les années
Recueil 1 (30 poèmes)
Recueil 2 (37 poèmes
Recueil 3 (13
poèmes)
Recueil 4 (31 poèmes)
Recueil 5 (53 poèmes)
Recueil 6 (33 poèmes)
Recueil 7 (45 poèmes) Nouveau


Le recueil N° 7 vient de sortir

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Payable par chèque au nom de Suzette Baboulène Hasman 46800 MONTCUQ

Suzette est originaire de Montcuq dans le Lot

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